NO ALLAH NO MASTER

NiAllahNiMaitre000EN thumbnail
NiAllahNiMaitre001 thumbnail
NiAllahNiMaitre003 thumbnail
AVOIR 20 ANS ET ETRE REFUGIES POLITIQUES thumbnail
NiAllahNiMaitre004 thumbnail
NiAllahNiMaitre007 thumbnail
NiAllahNiMaitre008 thumbnail
AVOIR 20 ANS ET ETRE REFUGIES POLITIQUES thumbnail
NiAllahNiMaitre010 thumbnail
NiAllahNiMaitre011 thumbnail
NiAllahNiMaitre005 thumbnail
NiAllahNiMaitre013 thumbnail
NiAllahNiMaitre014 thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES thumbnail
NiAllahNiMaitre015 thumbnail
SAMI ET SABRINE thumbnail
SAMI ET SABRINE thumbnail
SAMI ET SABRINE thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES. thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES. thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES. thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES. thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES. thumbnail
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS AYANT FUI LEUR PAYS ET LES MENACES ISLAMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS AYANT FUI LEUR PAYS ET LES MENACES ISLAMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS AYANT FUI LEUR PAYS ET LES MENACES ISLAMISTES. thumbnail
NiAllahNiMaitre037 thumbnail
MANIFESTATION DEVANT L'AMBASSADE DE TUNISIE A PARIS POUR DENONCER L'ARRESTATION DU BLOGUEUR AZYZ AMAMI. thumbnail
SAMI, SABRINE ET AMINA APRES LEUR AGRESSION. thumbnail
# REPORTAGE SUR LE COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS SAMI ET SABRINE A PARIS. thumbnail
# REPORTAGE SUR LE COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS SAMI ET SABRINE A PARIS. thumbnail
SAMI ET SABRINE REFUGIES TUNISIENS A PARIS thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
NiAllahNiMaitre066 thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
NiAllahNiMaitre069 thumbnail
NiAllahNiMaitre070 thumbnail
NiAllahNiMaitre072 thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES. thumbnail
NiAllahNiMaitre079 thumbnail
NiAllahNiMaitre078 thumbnail
NiAllahNiMaitre080 thumbnail
NiAllahNiMaitre000EN
NiAllahNiMaitre001
NiAllahNiMaitre003
AVOIR 20 ANS ET ETRE REFUGIES POLITIQUES
NiAllahNiMaitre004
NiAllahNiMaitre007
NiAllahNiMaitre008
AVOIR 20 ANS ET ETRE REFUGIES POLITIQUES
NiAllahNiMaitre010
NiAllahNiMaitre011
NiAllahNiMaitre005
NiAllahNiMaitre013
NiAllahNiMaitre014
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES
NiAllahNiMaitre015
SAMI ET SABRINE
SAMI ET SABRINE
SAMI ET SABRINE
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES.
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES.
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES.
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES.
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES.
PARCOURS D'UN COUPLE DE JEUNES REFUGIES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS AYANT FUI LEUR PAYS ET LES MENACES ISLAMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS AYANT FUI LEUR PAYS ET LES MENACES ISLAMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS AYANT FUI LEUR PAYS ET LES MENACES ISLAMISTES.
NiAllahNiMaitre037
MANIFESTATION DEVANT L'AMBASSADE DE TUNISIE A PARIS POUR DENONCER L'ARRESTATION DU BLOGUEUR AZYZ AMAMI.
SAMI, SABRINE ET AMINA APRES LEUR AGRESSION.
# REPORTAGE SUR LE COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS SAMI ET SABRINE A PARIS.
# REPORTAGE SUR LE COUPLE DE REFUGIES TUNISIENS SAMI ET SABRINE A PARIS.
SAMI ET SABRINE REFUGIES TUNISIENS A PARIS
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
NiAllahNiMaitre066
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
NiAllahNiMaitre069
NiAllahNiMaitre070
NiAllahNiMaitre072
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
SAMI ET SABRINE, COUPLE DE JEUNES TUNISIENS REFUGIES EN FRANCE, FUYANT LES ISLAMISTES EXTREMISTES.
NiAllahNiMaitre079
NiAllahNiMaitre078
NiAllahNiMaitre080

Octobre 2013. Sami et Sabrine sont arrivés à Belgrade depuis près de 6 mois. Ils passent beaucoup de temps à errer dans les rues, boire des coups dans les parcs. L'ennui commence à les peser. Malgré une carte de séjour provisoire, ils n'ont pas le droit de travailler. Leur seule ressource est l'argent que leur envoient leurs parents de temps en temps. A Tunis, Sami travaillait dans un centre de formation en Bourse et gagnait suffisamment sa vie. Sabrine était étudiante en art.

Après être passés par plusieurs logements, ils finissent par se poser enfin dans le dortoir d'une auberge de jeunesse, loué au mois.

4 Octobre 2013. Sabrine a reçu tout récemment une menace de mort, avec photo à l'appui sur son Facebook: un jihadiste saisissant la tête décapitée d'un homme. "Voilà comment tu vas finir..." dis le message. Cette fois-ci la menace semble sérieuse, il affirme savoir où le jeune couple se cache et annonce leur condamnation pour le 20 octobre; soit un mois, jour pour jour, après qu'ils aient réalisé une vidéo provocatrice envers le Coran.

Depuis la dernière menace sérieuse, ils se sentent épiés. Ainsi ils ne sortent jamais sans vérifier que personne de suspect ne les suive.

Rare moment de détente sur les toits de leur appartement, loué en colocation avec Bassem, jeune tunisien ayant fui lui aussi son pays pour ses positions contre l'islam.

Sabrine souhaiterait se faire tatouer un message symbolique sur ce qu'ils vivent actuellement. Faute de moyens, elle s'amuse à écrire son expression anarchiste favorite sur le bras. Durant son adolescence à Tunis, elle s'est engagée chez les communistes, mais a fini par les quitter car elle ne les trouvait pas assez engagés, notamment en ce qui concerne la religion.

Moment de stress intense après un coup de fil à la famille. Le père de Sabrine, un fervent pratiquant, croit qu'elle est partie en Serbie rejoindre des amis. Elle préfère cacher la présence de Sami, car si son père l'apprenait, il viendrait immédiatement la chercher.

20 octobre 2013. En pleine nuit, les tunisiens entendent l'ascenseur s'arrêter à leur étage, quelqu'un en sortir puis plus rien. Persuadés d'être repérés, ils s'arment de couteaux, tuyaux d'aspirateur et sortent en mode défensif. Personne. Ils sont à la veille de la date annoncée par les islamistes et la parano commence à s'installer parmi eux...

...Au matin, le couple décide de quitter Belgrade pour la journée et la nuit: nous sommes le 20 octobre, date à laquelle une organisation islamiste les a menacé de les tuer suite à leur vidéo postée sur Facebook. Ils vont errer durant 24 heures...

...Pour passer le temps, ils se laissent porter par le trajet aléatoire des bus et des tramways...

...Après avoir passé la journée loin de la capitale, ils reviennent durant la nuit se coucher dans les couloirs glacés d'un squat d'artistes. Ici ils se sentent en sécurité: les islamistes n'oseront pas venir, "on vend de l'alcool ici !" s'exclament-ils en riant...

...Après cette courte nuit dans le squat, ils s'installent dans le premier tramway du matin pour finir la nuit au chaud, collés au radiateur. Le sommeil est léger, entre les incessants allers-retours du tramway et la montée des voyageurs.

Leur repas préféré: une pizza recouverte de "sauce-boeuf".

22 octobre 2013. Décidés à quitter au plus vite la Serbie, ils entament leurs démarches de demande de visa auprès de l'ambassade française à Belgrade.

15 décembre 2013. Après avoir dû quitter leur appartement, et s'être brouillés avec Bassem, Sami et Sabrine quittent la capitale pour trouver refuge dans un hôtel réquisitionné par l'Etat serbe comme centre d'accueil de migrants, dans la ville d'Obrenovac. Ici le sentiment de menaces s'estompe...

...Ici les règles sont strictes: contrôle des présences chaque soir à 21 heures, alcool interdit, interdiction de sortir en ville après 20 heures. Les jeunes tunisiens sympathisent avec quelques migrants venant d'Afrique subsaharienne, de Syrie, du nord de l'Afrique mais se méfient beaucoup du "responsable" de l'étage occupé par les maghrébins dont Sami et Sabrine font parti: ce dernier joue au petit chef et n'aime pas leur attitude rebelle...

... Sami et Sabrine sont les seuls parmi la centaine de migrants à posséder un ordinateur. Un luxe ici car il permet de garder un contact avec les proches restés au pays. De temps en temps ils le prêtent à l'un d'eux pour rendre service. John est Nigérian. Il est venu passer la soirée pour profiter d'Internet et partager une bouteille de whisky que les tunisiens ont fait entrer illégalement dans l'hôtel. Lors d'un contrôle surprise de la police accompagnée du responsable du centre, l'alcool leur sera confisqué. Le gérant les soupçonnait de posséder de la drogue. Ils ne trouveront rien. Sami et Sabrine dénoncent l'acharnement qu'ils subissent au quotidien. Leur grande gueule et leur dégaine est difficilement acceptée. Ils finiront par se faire virer du centre.

29 décembre 2013. De retour à Belgrade, les amoureux enchaînent les auberges de jeunesse. Le manque d'argent devient souvent un problème, ils doivent faire avec ce que leur envoient leurs parents. Ne pouvant travailler dans le pays, ils rêvent aux business qu'ils pourraient faire en France: "tu penses que ce serait possible de monter une auberge de jeunesse à Paris?"

La paire de chaussure de Sami après 8 mois d'errance...

30 décembre 2013. Ils finissent par trouver un plan logement plus économique et plus simple que les dortoirs: une chambre louée "au black" sur une péniche, le long du Danube.

30 décembre 2013. Sami et Sabrine étaient suivis depuis leur arrivée par une association d'avocats défendants les migrants. Ce jour là ils apprennent que leur demande de statut de réfugiés en Serbie est refusée. Ils recontactent dans la foulée l'ambassade de France pour faire avancer leur dossier...

... mais craignant d'être arrêtés car devenus indésirables dans le pays, ils contactent un réseau de passeurs de clandestins: leur idée, traverser la frontière illégalement pour rejoindre la France au plus vite.

31 décembre 2013. Soirée du Nouvel An. Pour fêter ça, ils se paient un Mac Donald's dans le centre de Belgrade.

Janvier 2014. Convocation à l'ambassade de France de Belgrade. Le jeune couple est persuadé qu'ils vont recevoir leur visa. Le consulat les a contacté la veille au moment où ils allaient quitter le pays avec un passeur pour qu'ils viennent récupérer un "papier" qui devait être "signé par l'ambassadeur en main propre". Pour eux c'est une évidence: ils vont recevoir un visa pour la France ! Ils stressent tout de même dans la salle d'attente de l'ambassade...

... déception! Ce document officiel leur annonçait le refus de délivrance du visa. Effondrés, ils noient leur déception dans une pinte de bière. Sami recontacte le passeur afin d'arranger un nouveau rendez-vous.

13 janvier 2014. Sami et Sabrine s'apprêtent à quitter la capitale pour une ville frontière avec la Hongrie, dans le village où vit le passeur. La maman de Sami était venue pour la semaine leur apporter les 3400 euros qui serviront à payer leur passage...

... Départ en bus pour la ville frontière. Épuisés par une nuit blanche liée au stress du départ, Sabrine s'endort.

... Arrivés non loin du village, ils quittent la route principale et partent à pied rejoindre la maison du passeur. Ce dernier est originaire du maghreb et fait le lien avec des passeurs serbes. Le jeune couple attendra près de 10 jours dans ce village avant de traverser la frontière. Arrêtés par la police hongroise, insultés, violentés, puis détenus en centre de rétention durant une semaine, ils choisiront de demander l'asile politique à Budapest, leur évitant ainsi l'expulsion vers la Serbie. Leurs empreintes prises, ils savent que toute demande d'asile en France est compromise. Après une semaine en Hongrie, ils fuient en train et rejoignent la France via l'Italie.

24 février 2014. En France depuis une semaine, Sami et Sabrine sont hébergés par un proche en banlieue. Après l'euphorie des premiers jours, ils savent qu'à tout moment ils peuvent se faire arrêter puis renvoyer en Hongrie.

... Ils contactent la CIMADE, association de bénévoles venant en aide auprès des migrants. Ils sont conseillés dans leurs démarches administratives.

Le couple fait attention à bien payer leur ticket de métro dans Paris. Ils savent que les contrôles sont fréquents et craignent le contact avec les policiers.

5 mars 2014. Premier rendez-vous à la préfecture du 18eme arrondissement de Paris pour déposer leur demande d'asile. Après une matinée d'attente, ils ne seront finalement pas reçus faute de temps. Ce n'est que le début des longues démarches administratives.

15 mai 2014. Sami et Sabrine manifestent devant d'ambassade de Tunisie, afin de dénoncer l'arrestation, en Tunisie, du blogueur Azyz Amami.

22 août 2014. Sami, Sabrine et la militante féministe tunisienne Amina posent dans le squat parisien où ils vivent. L'avant-veille ils ont été agressés sur la place de la Bastille. Un couple, après les avoir insultés, est revenu accompagné pour les agresser physiquement. Après l'intervention de la police, le couple a décidé de porter plainte. Le jugement est pour le 31 octobre.

31 octobre 2014. Sabrine, Sami et Amina sont convoqués au Tribunal de Paris suite à l'agression à Bastille...

... en l'absence de leur avocat - en déplacement à l'étranger - le procès est reporté au mois de janvier 2015.

22 décembre 2014. Virés de leur squat, ils ont passé plusieurs nuits dans les bus de nuit parisiens. Depuis trois jours ils louent un studio dans le 16ème arrondissement de Paris. Mais leur location s'avèrera être une arnaque. La serrure a été changée par le faux locataire. Un jour le vrai propriétaire débarque et les chasse.

27 janvier 2015. Depuis un an qu'ils alternent entre locations, squats, hébergements sociaux et nuits blanches dans les transports publics, le couple commence à désespérer de trouver une location sur le long terme...

... épuisés, ils s'endorment sur les bancs du RER parisien et s'y laissent enfermer la nuit...

... Le lendemain matin le jeune couple passe au centre d'action sociale de la Ville de Paris du 11ème arrondissement...

... ici ils pourront s'inscrire pour avoir une sécurité sociale: depuis un an ils payaient leur frais médicaux de leur poche, sans bénéficier d'aucune aide publique.

30 janvier 2015. Deuxième jour de leur procès avec la militante ex-Femen Amina. Après le plaidoyer de leur avocat, le trio semble confiant dans le délibéré annoncé le 6 mars. Le procureur général a proposé une peine de 4 mois de détention avec sursis contre Amina pour violence...

Sami et Sabrine fument une cigarette dans la cour du Palais de Justice. Ils parlent de la manière dont s'est passé le procès et débattent sur le terme usurpé de "islamophobie". Pour eux il ne convient pas car il interdirait la critique de la religion musulmane en l'amalgamant avec la discrimination - elle raciste - des musulmans...

... le jeune couple se retrouve ensuite dans le 6ème arrondissement de Paris pour recevoir un repas gratuit à la "soupe populaire"; ce qui leur permet d'économiser leur argent. Ils patientent dehors en attendant leur tour.

27 février 2015. De temps en temps ils prennent également leur repas du midi à la Soupe, sous l'Eglise de la Trinité, près de la gare Saint Lazare. Des bénévoles du quartier distribuent gratuitement un plat chaud aux personnes dans le besoin. Sami et Sabrine trouvent la soupe délicieuse et ne comprennent pas ceux qui critiquent la qualité des repas.

Sami a commencé à écrire un livre sur ses idées. En s'appuyant sur ses dessins, il veut parler également des Grands Personnages de l'Histoire qu'il admire: Aristide Briand, Jean Jaurès...

... sur leur vieil ordinateur déglingué (le clavier se détache et il ne s'allume que difficilement), ils ont enregistré leurs premiers écrits. Ils rêvent de trouver un éditeur qui pourrait les publier. Sabrine, elle, avait commencé le récit de leurs aventures depuis longtemps. Elle voudraient aussi écrire un livre sur l'athéisme.

Tous les vendredi ils passent dans les locaux de France Terre d'Asile pour relever leur courrier. Ils attendent impatiemment - mais avec angoisse - la lettre de la préfecture qui décidera de leur sort. Si la loi Dublin 2 est annulée (leurs empreintes ont été prises en Hongrie), ils pourront ainsi faire leur demande d'asile en France. Finalement c'est un courrier de l'hôpital pour Sabrine qu'ils ont reçu.

28 février 2015. Le jeune couple passe souvent leurs soirées chez Amina, un lieu dans Paris prêté à l'ancienne Femen tunisienne...

...Sami et Sabrine adorent regarder les émissions de télévision où apparaissent Michel Onfray, qu'ils appréciaient pour ses positions sur l'athéisme. Ils regardent également les vidéos sur Tariq Ramadan, qu'ils détestent. Sami voudrait faire de ce dernier l'un des personnage de son histoire dessinée...

... ils finissent par s'assoupir devant l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier.

6 mars 2015. Arrivée au Tribunal de grande Instance de Paris pour le délibéré du jugement d'Amina et Sami, où ils sont poursuivis pour agression envers un couple de musulmans...

... A la sortie de la salle d'audience, Amina et Sabrine laissent éclater leur joie: faute de preuves, le juge a relaxé Sami et Amina...

... Sabrine passe aux Halles récupérer la paire de lunettes qu'elle a commandée chez Lunettes pour Tous, une boutique de lunettes pas cher.

Pantin, 31 mars 2015. Sami et Sabrine sont hébergés par le photographe pour quelques semaines, après huit jours passés à dormir une fois de plus dans le métro parisien...

...Ils passent leurs journées sur internet pour approfondir leurs recherches militantes...

... Sabrine compile dans son cahier son récit et ses idées politiques qu'elle souhaiterait faire éditer.

3 avril 2015. Sami recherche dans les Hadith les passages sur le mariage du prophète Mahomet avec Aïcha, alors âgée de 6 ans. Ils voudraient faire connaitre ce fait historique comme argumentaire critique sur la religion...

...Ils vivent surtout la nuit, se couchant tard, trainant de longues heures sur les réseaux sociaux où ils poursuivent leur combat de militants athées.

Paris, 9 mai 2015. Un rassemblement est organisé Place de la République en soutien aux familles des deux journalistes tunisiens disparus en Libye: Soufiane Chourabi et Nadhir Ketari. Sabrine connaissait l'un d'eux, blogueur durant la révolution tunisienne.

Paris. 12 mai 2015. Le couple vient enfin de trouver un plan de location pour 4 mois à Paris. Ils vont enfin pouvoir poser leurs affaires. Pour se faire un peu d'argent, ils veulent acheter des ordinateurs d'occasion pour les retaper et les revendre avec une petite plus-value. Leur première vente leur a fait gagner 35 euros de bénéfice.

Paris, 13 mai 2015. Sami et Sabrine, à l'invitation d'une amie, se rendent à l'Université Populaire du Théâtre 14 où est programmé la pièce "Saint-Exupéry à New-York ou la naissance du Petit Prince" de Jean-Claude IDÉE. Ils espéraient y croiser Michel Onfray.